Que faire par soi-même en période de circulation active du SARS-CoV-2

Des principes d'hygiène aux produits de santé naturels, en passant par l'hydratation et l'alimentation, la vitamine D, ... sans oublier l'aération des espaces de vie plusieurs fois par jour +++

Principes d'hygiène

Il est important d’aérer très régulièrement les logements (au minimum 10 min 2 fois par jour) et de s’exposer soi-même directement à la lumière naturelle et idéalement au soleil, fenêtre ouverte.

Se laver régulièrement les mains au savon (idéalement le moins chimique possible) puis les sécher soigneusement (avec du papier à jeter directement ensuite à la poubelle ou à défaut avec une serviette à changer au moins 2 fois par jour), idéalement au moins une fois par heure en journée (compter au moins jusqu'à 20).

Faire attention lors de l’usage de la monnaie, des cartes de crédits (se laver les mains rapidement après), des clés, des télécommandes, etc. Se laver les mains également après avoir ouvert du courrier, un colis, ... ou bien mettre des gants (utiliser des gants et les jeter après usage en faisant attention à ne pas toucher l'extérieur en les enlevant).

Limiter les contacts directs avec des surfaces, penser à utiliser des gants ou un mouchoir en papier quand nous sommes à l’extérieur de chez nous (puis les jeter dans une poubelle imédiatement après usage) et nettoyer régulièrement les surfaces avec lesquelles nous entrons en contact (poignées de porte, interrupteurs, appareils électroménagers, tables, chaises, téléphones, ordinateurs, claviers, souris, clés de voiture, etc. et aussi les lunettes !), en particulier dans la salle de bain. Il est possible d’utiliser au moins des lavettes en microfibres (*) humidifiées avec de l’eau (dans laquelle peuvent être dilués par ex. un peu de détergent et un peu de vinaigre ménager), lavettes à mettre à laver après chaque usage.

Changer nos vêtements dès que nous rentrons chez nous si nous avons été amenés à sortir pour faire nos courses, nous rendre dans un cabinet médical, etc. et par principe de précaution changer de vêtements chaque jour et les laver avec notre lessive habituelle. 

Changer les serviettes de toilette chaque jour. Laver régulièrement notre literie (en particulier au moins les taies d’oreiller) ou du moins bien l’aérer et si possible l’exposer à la lumière directe du soleil. Ne pas secouer les draps.

Toujours déposer ce qui est à laver directement dans la machine à laver le linge même si celle-ci n'est pas mise en route immédiatement. Ne pas utiliser de bac à linge. Transporter le linge à bout de bras, pas contre soi.

***

(*) L'efficacité de la microfibre permet de diminuer:

  • le nombre de passage nécessaires pour nettoyer une surface
  • la quantité de détergent
  • la contamination de l'air ambiant par des particules
  • le temps de séchage des surfaces

La microfibre est fabriquée à partir de fibres synthétiques. Les fibres les plus utilisées sont le polyamide et le polyester. Le polyester est hydrophobe (n’absorbe pas l’eau) mais il est lipophile (absorbe les graisses liquides). Le polyamide est hydrophile (absorbe l’eau) et lipophile.

La finesse du filament microfibre lui permet de passer dans toutes les irrégularités et ses extrémités effilées lui procurent une force d'arrachage des corps étranger à la fois par action mécanique (les particules à nettoyer sont piégées dans le réseau dense formé par les microfilaments entremêlés) et par action électrostatique (les microfibres synthétiques se chargent positivement par frottement à sec et attirent ensuite naturellement les poussières organiques chargées négativement).

Courses, préparation des fruits et légumes, temps de cuisson des aliments

Le SARS-CoV-2 est un virus des voies respiratoires, très contagieux, qui peut survivre plusieurs heures en dehors du corps humain, sur des surfaces inertes telles que les tables, les éviers, la vaisselle, etc. Cependant, il ne se transmet pas par les voies digestives (les modes de contamination sont les gouttelettes d’origine respiratoire et le contact direct avec des mains souillées). 

Les aliments sont à laver avant d’être préparés mais pas avec un désinfectant tel que l’eau de Javel. Le mieux est de passer les fruits et les légumes sous l’eau tout en les frottant (efficacité de l’effet mécanique, comme pour le lavage des mains). Il est possible d’utiliser une lavette en microfibres dédiée à cet usage pour les sécher (puis la déposer directement dans le lave-linge, sans l’entreposer ailleurs (pas de bac à linge), comme pour le linge de maison et les vêtements - prévoir un programme de lavage à 60° pendant 30 min, au moins toutes les 48H).

Le SARS-CoV-2 ne résiste ni à la cuisson, ni à l’eau savonneuse, ni a priori au vinaigre blanc (ni à l'eau de javel mais attention, laver ses fruits et légumes à l'eau de javel est toxique pour nous ).

Attention à respecter la mise en garde de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses): « une personne infectée peut contaminer les aliments en les préparant ou en les manipulant avec des mains souillées, ou en les exposant à des gouttelettes infectieuses lors de toux et d’éternuements ».

Le SARS-CoV-2 est sensible aux températures de cuisson habituelles. «  Un traitement thermique à 63 °C pendant quatre minutes permet de diviser par 10 000 la contamination d’un produit alimentaire. »

Selon le docteur Bruno Grandbastien même si « dans le champ de la santé, le risque zéro n’existe pas », « le risque de se contaminer en touchant des produits qu’on met dans son chariot n’est pas nul, mais il est faible. Ce n’est pas le mode principal de transmission ». 

C’est le respect des gestes barrières qui est fondamental: penser à éviter de se frotter les yeux ou de se gratter le nez pendant les courses et sur le trajet du retour, faire une friction des mains après avoir déposer les courses dans son véhicule et surtout se laver correctement les mains à son retour à domicile. NB: penser à se changer en rentrant chez soi (prévoir une tenue d'intérieur) et même de déposer d'emblée les vêtements dans le lave-linge s'il y avait beaucoup de monde, si nous sommes restés longtemps attendre pour faire la queue, si nous avons croisé des personnes qui ont toussé ou éternué près de nous alors qu'elles ne portaient pas de masque.

Le mode de transmission le plus largement constaté est bien le contact entre humains (par les mains et/ou les expectorations). L’usage des gants est une fausse-protection si l’on ne maitrise pas la technique de pose et de retrait de type « pré-opératoire » et surtout une fois enlevés, les gants ne doivent pas être ré-utilisés mais immédiatement jetés. Le port d'un masque en tissu peut être utile lors des courses car les clients se croisent parfois à moins d'un mètre (peu de risque cependant si cette promiscuité dure moins de quelques minutes, sauf en cas d'éternuement ou d'accès de toux).

23 mars 2020

Hydratation et nutrition

Des muqueuses trop sèches (en particulier digestives et respiratoires) sont plus fragiles et se laissent plus facilement traverser (la qualité de base de nos muqueuses est liée principalement à la qualité de notre hydratation, à la quantité d’huiles crues que nous consommons chaque jour et aux sources de collagène dans l’alimentation). 

=> boire régulièrement de l’eau (idéalement chaude ou du moins à température ambiante, pas d’eau froide ni glacée), ainsi que des bouillons faits maison (le bouillon de poulet est une excellente source de collagène), des boissons à base de miel avec du citron ou du vinaigre de cidre, pas trop de thé/café/tisanes cependant (en tout cas pas exclusivement, maxi 2 mugs par jour), de consommer au moins 2 cuillères à soupe d’huile crue par jour (l’huile « polyvalente » de base étant l’huile d’olive, les huiles de colza et de noix sont également intéressantes, à prendre toujours en bouteilles de verre teinté, extraites à froid ou de 1ère pression à froid). Se laver les mains avant et après le repas. Nettoyer la vaisselle immédiatement après usage. Utiliser de préférence de la vaisselle en verre, éviter le plastique.

=> manger des produits frais chaque jour, dont des graines germées si possible

=> consommer des probiotiques naturels (produits lacto-fermentés tels que vinaigre de cidre non pasteurisé, sauce Tamari, ...), certains jus de légumes, Kéfir, Kombutcha, ...

Produits de Santé naturels

Différents produits naturels peuvent nous aider à soutenir notre système immunitaire (propolis, extrait de pépins de pamplemousse, La vitamine D, vitamine C, argent colloïdal (*), bromélaïne, spiruline, eau de Quinton, etc.), l'échinacée (déconseillée en cas de maladie auto-immune connue), ainsi que des huiles essentielles (de Ravintsara, de Tea Tree, de Thym, de Pin, d’Eucalyptus, …) ou des macérâts de bourgeons (d’Eglantier ou Rosier sauvage, d’Aulne Glutineux, de Noyer, …), … cependant à ne pas utiliser sans précautions, en particulier en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes.

Intéret également de la prise de charbon activé.

Utiliser des sprays pour la gorge avant et après nos déplacements  dans des lieux publics ou bien des huiles essentielles réputées à visée respiratoire sur un mouchoir (à mettre régulièrement à proximité du nez).

Attention aux diffusions d'huiles essentielles, toujours de durée brève et jamais en présence d'un enfant.

 

(*) possibilité d'utiliser les couverts en argent (gobelet, cuillère, ...), qui au contact de l'eau libèrent des ions argent, anti-infectieux.

Entre exercice, respiration, relaxation et qualité du sommeil

Se ménager des temps de calme, de relaxation, écouter de la musique qui nous est agréable, favoriser le meilleur sommeil possible qui est indispensable au maintien de la santé. 

Ne pas se surexposer aux ondes électromagnétiques en ayant un usage réfléchi des nouvelles technologies et veiller en particulier à "sanctuariser" notre lieu de sommeil.

Faire de l'exercice physique chez soi, ne serait-ce que monter et descendre les escaliers plusieurs fois par jour c'est trop compliqué d'aller marcher à l'air libre selon notre lieu d'habitation.

Respirer à pleins poumons plusieurs fois par jour, devant une fenêtre ouverte ou dans notre jardin (inspirer profondément par le nez en gonflant la cage thoracique au maximum puis souffler par la bouche « comme à travers » une paille en contractant le ventre pour vider tranquillement tout l’air contenu dans les poumons, pendant), évidemment pas à proximité directe d’autres personnes …! (être à au moins 2 fois la distance entre notre épaule et notre main). 

Organiser notre journée en la planifiant. Prévoir de se tenir informé(e)  sur l'évolution de la situation uniquement à 1 ou 2 moments de la journée pendant une durée limitée et éviter de le faire dans l'heure qui précède le coucher +++

Prendre soin de notre jardin ou des plantes de notre balcon si nous en disposons. 

Et les animaux ?

" Selon le groupe d’experts réunis par l’Anses : aucune preuve pour incriminer les animaux de compagnie et d’élevage dans la propagation du virus. Une éventuelle transmission alimentaire implique nécessairement la contamination de la nourriture par un malade ou une personne infectée par le virus, lors de sa manipulation ou de la préparation du repas. Dans ce contexte, les produits animaux ou végétaux de tous types peuvent être concernés. Par ailleurs, si aucun élément ne laisse penser que la consommation d’aliments contaminés puisse conduire à une infection par voie digestive, la possibilité d’infection des voies respiratoires lors de la mastication ne peut être totalement exclue. L’Agence rappelle que la cuisson et les bonnes pratiques d’hygiène, lors la préparation des denrées alimentaires, préviennent efficacement la contamination. "

Christian Deleuze, La Revue du Praticien

24 mars 2019


 

L'inhalation d'air chaud humide à haute température: un moyen de lutte contre le coronavirus?

Les préconisations du Dr Pierre-Jacques Raybaud médecin généraliste et formé en immunologie 

 

L’inhalation d’air chaud humide à des températures supérieures ou égales à 56° 

Se pose le problème de la tolérance à l’inhalation : il faut trouver le meilleur compromis entre l’intérêt d’une température la plus haute possible et sa tolérance. Dans les hammams, on supporte sans problème 50°. Il en va de même pour le sauna qui peut monter à 85°. En revanche, dans l’inhalateur, il est difficile d’inspirer sans se brûler un peu l’extrémité du nez vers les 75°. Après de nombreux essais avec une sonde thermique, des délais plus ou moins longs et des inhalateurs classiques en plastique avec 500cc d’eau (donc grand inhalateur), il semble que ce protocole soit intéressant et réalisable par tous, pour réduire les virus captés, exceptés les petits enfants. La méthode a le mérite d’être facile à mettre en œuvre, d’avoir une totale innocuité et de ne rien coûter à part le chauffage de l’eau. (Attention : il faut éviter les inhalateurs électriques qui ne dépassent pas 45°).

Il faut, en revanche, abandonner l’idée de l’eau dans un bol avec une serviette pour assurer l’étanchéité thermique. La température descend trop vite, en moins d’une minute sous les 55°, donc pas efficace. "

 

Le protocole 

- Boucher avec du simple scotch les trous de l’inhalateur en plastique.

- Mettre de l’eau bouillante dans un inhalateur de 500cc.

- Attendre 1 minute 30 secondes, l’inhalateur tel quel avec son couvercle, mais embouchure ouverte.

- Puis, le principe va être d’inspirer de la façon la plus lente possible, pour que la chaleur soit le plus longtemps appliquée sur les muqueuses, et d’expirer l’air à l’extérieur de l’inhalateur le plus fort et le plus vite possible et se remettre au plus vite sur l’inhalateur. C’est encore difficile de 1mn30s à 2mn30s, dans ce cas on inspire plus court en fonction de la sensation de brûlure au bout du nez. Très vite on arrive à prolonger le plus longtemps possible l’inspiration lente et profonde. Si l’inspiration est trop difficile, il faut juste s’appuyer un peu moins fort sur l’inhalateur.

- Il faut aussi alterner une inspiration par le nez et, après l’expiration très rapide suivante, inspirer de manière lente par la bouche, cela durant 6mn, le temps total à partir du début étant de 7mn30s.

La sphère ORL et le tractus trachéo-bronchique auront été ainsi exposés 6 minutes à au moins 60° pour réduire la charge virale, ou même la détruire, si elle est faite très vite par rapport à une notion de contact.

 

Recommandations

" L’inhalation est à éviter pour les enfants de moins de 8 ans, car ils risquent de renverser l’inhalateur contenant l’eau bouillante. Les parents devront, dans tous les cas, surveiller de près les enfants, et tenir l’inhalateur par précaution. Pour les plus petits de moins de 5 ans, c’est contre-indiqué. La muqueuse des enfants est plus sensible à la chaleur. Pour les enfants de 5 ans et plus, le délai d’attente avant de commencer devrait être de 2 minutes 30 secondes et la durée totale de 5 minutes. La méthode est contre-indiquée pour les personnes sujettes aux saignements de nez et sous anticoagulant. Il conviendrait d’avoir sur ce point l’avis de son médecin.

Sinon, le protocole est dénué de risque. Inutile de rajouter quoique ce soit dedans en plus de l’eau : c’est sur la chaleur que l’on compte. Pour les asthmatiques, il serait souhaitable, en cas de gêne respiratoire, d’inhaler un broncho-dilatateur 15 minutes avant avec l’avis de son médecin. On peut avoir une légère congestion nasale après une telle inhalation et, parfois, un peu mal à la gorge mais cela ne dure pas et ne prête à aucune conséquence. "

 

NB: l'inhalation n'est pas l'équivalent d'un lavage de nez (qui lui est à proscrire dans la période d'épidémie en phase 3)

 

Extraits de l'article du Dr Pierre-Jacques Raybaud sur Médiapart du 2 mars 2020 (actualisé le 8 mars 2020)

=> https://blogs.mediapart.fr/pierre-jacques-raybaud/blog/020320/coronavirus-recommandations-et-inhalation

 

24 mars 2020

En cas de fièvre

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