Santé mentale et considérations psychosociales pendant l'épidémie COVID-19

Faire face au stress durant la flambée de maladie à coronavirus COVID-19

Réguler son stress en situation de confinement : les leçons du monde militaire

" les capacités de gestion du stress s’apprennent et peuvent se peaufiner tout au long de notre vie : c’est ce que le monde militaire a à nous enseigner. "

" Dans cette situation exceptionnelle qui exige une adaptation forte et rapide dans les sphères privées et professionnelles, nous devons garder à l’esprit que le stress peut se réguler et que c’est dans l’échange et la co-construction avec les autres que nous trouverons les ressources pour faire face. "

=> https://theconversation.com/reguler-son-stress-en-situation-de-confinement-les-lecons-du-monde-militaire-134055

Santé mentale et considérations psychosociales pendant l'épidémie COVID-19

L'OMS déconseille de trop regarder les flash d'informations et conseille de se limiter aux sources d’informations considérées comme fiables (sites gouvernementaux et autorités de santé) en se concentrant sur la mise en oeuvre des mesures recommandées.

L’OMS incite à lire ou à écouter des " histoires positives ou pleines d'espoir ", par exemple des témoignages de personnes guéries. 

Parmis les conseils que formule l'OMS:

  • Gérer notre santé mentale et notre bien-être psychosocial pendant cette période est aussi important que gérer notre santé physique 
  • Prendre soin de nous en ce moment 
  • Essayer et utiliser des stratégies d'adaptation utiles, telles que se reposer (y compris pendant le travail), manger une nourriture suffisante et saine, se livrer à des activités physique
  • Rester en lien avec la famille et les amis
  • Éviter d'utiliser des stratégies d'adaptation inutiles telles quetabac, alcool ou autres drogues

Il s'agit d'un scénario unique et sans précédent "

Ce n'est pas un sprint, c'est un marathon "

L'OMS émet ainsi 30 points de recommandation en distinguant la population générale, les professionnels de santé, les prestataires de soin pour les enfants, la prise en charge des personnes âgées, les personnes isolées => https://www.who.int/docs/default-source/coronaviruse/mental-health-considerations.pdf

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" Covid-19 : point par point, des recommandations d’experts 

pour réduire les effets psychologiques négatifs liés au confinement "

 

L’analyse documentée des résultats de 24 études concernant 10 pays (incluant pour l’essentiel les virus du SRAS, Ebola, et de la grippe A (H1N1) indique que "la durée de confinement elle-même est un facteur de stress : une durée supérieure à 10 jours est prédictive de symptômes post-traumatiques, de comportements d’évitement et de colère".

Dans les périodes de confinement, les facteurs de stress sont la survenue de symptômes physiques (mêmes ceux non liés aux symptômes de l'épidémie en cours), la peur (pour les femmes enceintes à la fois d’être infectées et de transmettre le virus à leur futur enfant et pour les mères ayant de jeunes enfants d’être infectées ou de transmettre le virus), l’ennui / la frustration et le sentiment d’isolement causé par le confinement et par la réduction des contacts physiques et sociaux, les lacunes dans la distribution des biens de première nécessité, l’inadéquation de l’information transmise par les autorités de santé publique concernant les bonnes pratiques, et la confusion sur l’objectif du confinement, l’absence de clarté sur les niveaux de risque, l’absence de transparence sur la sévérité de la pandémie, l’absence de protocoles et de guides de conduite clairs.

" Le stress ne s’arrête pas après la fin du confinement. En effet, ces études permettent également de lister un certain nombre de facteurs de stress qui continuent à faire leur œuvre une fois la situation revenue à la « normale ». "

Après les périodes de confinement, les facteurs de stress sont les conséquences économiques de la perte de revenus à l’origine d’une détresse socio-économique (causant colère anxiété pendant les mois qui suivent le confinement), la détresse socio-économique globale, la perte des relations commerciales, la fragilisation élevée des travailleurs indépendants, la précarisation encore plus importante des personnes les plus fragiles au niveau économique (et travaillant dans les métiers incompatibles avec le télétravail, les difficultés à reprendre le travail, la tension dans les couples liée aux types d’activités professionnelles plus ou moins à risque de chacun des partenaires, la stigmatisation à l’égard des personnes considérées comme représentant un danger de propagation ou issues d’une région surexposée.

Source: https://theconversation.com/covid-19-point-par-point-des-recommandations-dexperts-pour-reduire-les-effets-psychologiques-negatifs-lies-au-confinement-133811