Impact de l'alimentation moderne

L'homme est physiologiquement omnivore

L'homme est conçu physiologiquement comme les animaux qui se nourrissent indifféremment d'aliments très divers (herbes et chair, insectes et fruits, débris animaux et végétaux, etc.), en fonction des opportunités. Contrairement aux herbivores, notre flore intestinale ne fabrique pas de vitamine B12, que nous trouvons dans des produits animaux (mais pas exclusivement dans les produit dits carnés, la vitamine B12 est présente dans les oeufs par ex.).

Nous avons d'abord été des cueilleurs et des "ramasseurs" (oeufs, crustacés, coquillages, ...) avant de devenir chasseurs puis agriculteurs et éleveurs. Ainsi notre physiologie d'omnivore nous a permis de nous adapter aux opportunités pour subvenir à nos besoins nutritionnels.

La notion de dérives nutritionnelles

Nos choix alimentaires ont réellement un impact sur notre état de santé. Le rappel de la physiologie de base de la cellule permet de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques résultant des déséquilibres nutritionnels de l’alimentation moderne impliqués dans survenue des   dérèglements métaboliques  responsables de maladies que l’on peut qualifier « de civilisation », car liées aux modes de transformation, de préparation et de conservation de nos aliments, qui ont radicalement changé en quelques décennies et qui sont inadaptés à notre programmation génétique ancestrale.

Le concept de santé optimale

C’est un concept évolutionniste basé sur l’analyse de l’apparition et de l’extension des maladies modernes et de l’évolution des modes de vie et des modes d’alimentation. 

L’espèce humaine n’a pas la capacité de s’adapter « en temps réel » à un environnement qui a évolué très rapidement, en particulier depuis le début de l’industrialisation à l’issue de la seconde guerre mondiale en ce qui concerne les pays occidentaux avec la transformation des aliments, l’adjonction de produits chimiques, les modes de cuisson et de conservation en particulier. Ces changements brutaux ont provoqué une rupture des grands équilibres métaboliques génétiquement acquis sur des millions d’années.

Les maladies liées à l’alimentation toucheraient actuellement entre 50 et 65% de la population adulte « occidentalisée » : obésité, diabète, cancers, maladies cardiovasculaires, maladies neurodégénératives, ostéoporose, en particulier par excès de consommation d’aliments trop raffinés.

 

Le concept de santé optimale basée sur l’alimentation regroupe huit principes nutritionnels :

  • densité calorique ou densité énergétique 
    • teneur en eau: calories / gramme
  • densité nutritionnelle 
    • micronutriments: vitamines, minéraux et oligo-éléments
  • équilibre anti-oxydant 
    • protection cellulaire et tissulaire par anti-radicaux libres 
  • équilibre glycémique
    • index et charge glycémiques, index insulinémique
  • équilibre des acides gras 
    • ratio oméga 3-6-9
  • équilibre acide – base 
    • éviter l’excès d’acidité
  • équilibre sodium – potassium 
    • teneur en sel des aliments
  • équilibre en fibres 
    • solubilité des fibres