Ondes Electro-magnétiques

L'environnement électromagnétique et la Santé

Article paru dans la revue Féminin Bio (n°18 août-septembre 2018) => Demain tous électrosensibles ? Fours à micro-ondes, téléphones, Wi-Fi, antennes 4G et maintenant compteurs Linky connectés, les ondes sont partout autour de nous. Invisibles, sont-elles vraiment indolores ? On fait le point avec Alexandre Rusanov, ingénieur géologue et le Dr Pascale Miniou. 

 

Sans ondes électomagnétiques, la vie sur la terre est impossible.

Sont-elles bonnes pour la santé des êtres vivants ?

Les discussions et les combats dans la presse, à la télévision et dans les tribunaux sont permanentes.

Pourquoi ? Tout dépend de la position que l’on adopte,

de la manière dont on considère les ondes électromagnétiques et dont on se représente l'être humain.

Nous allons essayer de comprendre ces différentes approches.

Chacun peut choisir sa position mais doit pour cela être bien informé.

 

Les ondes électromagnétiques ont des effets thermiques et des effets athermiques (non thermiques) sur les êtres vivants. Les effets thermiques provoquent un réchauffement des tissus. Les effets athermiques sont attribués à des réactions physiologiques induites par de « faibles » rayonnements lors d’expositions chroniques. Les dommages provoqués affectent le système nerveux (asthénie, troubles du sommeil, céphalées, perte de mémoire…), le système endocrinien (dysfonctionnements gonadique, surrénalien et thyroïdien) et le système immunitaire (modifications lymphocytaire, macrophagique et hématopoïétique).

 

Valeurs limites d’exposition

 

Pour protéger la population, des valeurs limites d’exposition (ondes-info.ineris.fr) ont été définies en France par le décret N° 2002-775 du 3 mai 2002. Ces valeurs limites sont fondées sur les travaux de l’ICNIRP, la Commission Internationale de Protection contre les Rayonnements Non Ionisants (c’est à dire non radioactifs). Ces valeurs dépendent de la fréquence ou de la longueur d’onde.

Par exemple:

* pour la téléphonie mobile 2G, la valeur maximum est 41 V/m

* pour 900MHz de 58 V/m

* pour 1800 MHz, 3G de 61 V/m

* pour la WiFi et les fours à micro ondes de 61 V/m.

Mais il y a des exceptions. Ainsi, la charte signée entre la Ville de Paris et les opérateurs de téléphonie mobile, établit des valeurs limites de champ de 2V/m d’exposition du public dans les lieux de vie, en complément des valeurs réglementaires françaises. Cela semble étrange que pour toute la population française, les valeurs soient de 41 à 61 V/m et pour les parisiens de seulement 2 V/m.

De même, il existe d’autres normes pour protéger les systèmes électroniques. Ce sont des normes de compatibilité électromagnétique incluant les notions de système «coupable », de système « victime » et d’immunité électromagnétique. Une immunité insuffisante face à une source de perturbation conduit à un dysfonctionnement du système électronique. Les normes fixent à 3 V/m, le niveau de champ électromagnétique que doivent pouvoir supporter ces appareils sans que leur fonctionnement ne soit perturbé de manière inacceptable. Ceci pour des appareils qui sont en métal et/ou en plastique.

Qu’en est-il pour l’homme? 

On comprend que les normes pour la population envisagent l’homme comme un superman qui peut mieux résister aux ondes électromagnétiques que des appareils électroniques.

Pourquoi?

Un peu d’histoire nous permet de comprendre comment ont été créées ces normes. La Commission Internationale pour la Protection contre les Rayonnements Non Ionisants (ICNIRP) a été créée par des scientifiques issus du domaine du nucléaire. Il s’agit d’une ONG (organisation non gouvernementale) qui est une association de droit allemand. Elle a proposé en 1988 un guide pour l’établissement de limites d’exposition aux champs électriques, magnétiques et électromagnétiques en se basant sur une lecture de la littérature scientifique publiée avant 1988. Ce guide n'est fondé que sur des effets immédiats sur la santé, tels que des chocs et brûlures provoqués par le contact avec des objets conducteurs ou encore l'élévation de la température des tissus sous l'effet de l’absorption d'énergie liée à l'exposition aux champs électromagnétiques. Les effets athermiques n’étaient pas reconnus comme nocifs.

Depuis, de nouvelles technologies 3G, 4G, WiFi et Bluetooth, courant porteur en ligne (CPL) se sont développées. Outre le fait que cette étude est ancienne eu égard au développement de nouvelles technologies, nous observons que ces scientifiques envisagent l’homme comme « un cadavre » c’est à dire un être dont le coeur et le cerveau ne fonctionnent pas. Les ondes électromagnétiques peuvent seulement réchauffer les tissus sans avoir d’impact sur le coeur, le cerveau et d’autres organes.

 

Homme électromagnétique

 

Mais nous sommes électromagnétiques. La preuve c’est l’électrocardiogramme. Ce n’est pas EDF qui produit cette activité électrique. C’est notre corps qui produit l’électricité naturelle biologique et en même temps il produit le champs magnétique qu’on peut mesurer par magnéto-cardiographie. Notre cerveau est un émetteur d’ondes électromagnétiques, que les médecins enregistrent à l’aide de l’électroencéphalographie. La bande de fréquence de notre cerveau se situe entre 0,1 et plus de 40 Hz: c’est un véritable émetteur basse fréquence. A l’aide de la magnéto-encéphalographie, on mesure les champs magnétiques produits par des réseaux de neurones du cerveau. Encore une confirmation que nous sommes électromagnétiques.

Or, nous sommes tous électro-sensibles. Le seuil de sensibilité aux ondes électromagnétiques environnantes est variable en fonction de notre « constitution », de

notre morphologie, de notre terrain héréditaire. Ce seuil est en moyenne 2 fois plus faible chez les femmes que chez les hommes. Le fonctionnement d’un être vivant peut être considéré globalement comme un ensemble de processus électriques en interaction avec des mécanismes biochimiques et continuellement en interaction avec l’environnement extérieur. Notre corps émet des ondes électromagnétiques et en reçoit.

La situation actuelle concernant les rayonnements électromagnétiques non ionisants (basse fréquences, radiofréquences) rappelle la situation du début du siècle dernier lors de la découverte de la radioactivité (rayonnement électromagnétique ionisant). Marie Curie, deux fois prix Nobel, de physique et de chimie, a passé pendant ses recherches de longues heures d'exposition à des substances radioactives. Elle a développé une leucémie dont elle est morte. Certains chercheurs portaient comme pendentif du sel radioactif dans un flacon autour de cou. Cela a été fatal pour certains. A cette époque, ils ne connaissaient pas le danger des produits radioactifs. Ils l’ont payé de leur santé et de leur vie.

Aujourd’hui, on porte le téléphone portable dans une poche à coté du coeur, les jeunes hommes le portent dans une poche de pantalon à coté de leur système de reproduction, les femmes enceintes gardent leur smartphone dans un sac à coté de leur ventre.

Officiellement: « aucun problème » car les téléphones portables correspondent bien aux normes. Leur indice de débit d'absorption spécifique DAS (plus le DAS d'un appareil radioélectrique est faible, moins cet appareil est potentiellement dangereux pour la santé en ce qui concerne l’effet thermique) doit être de moins de 2 W/kg. Les mesures de DAS de téléphone portable sont effectuées sur la tête d’un mannequin dont le cerveau est représenté par un liquides spécial. Est ce qu’il existe un liquide pouvant remplacer notre cerveau avec ses 100 milliards de neurones ? Les scientifiques nous prennent, là aussi, pour «un cadavre ».

La notion de tolérance permet de comprendre que si l'intensité des nuisances environnementales, dont font partie les OEM (tout comme l’exposition aux produits chimiques), dépasse un certain seuil en durée et/ou en intensité, des symptômes subaigus ou aigus peuvent apparaitre (par dépassement du seuil de tolérance de l’organisme d’un individu donné). D’autre part, l’augmentation de la durée d’exposition et/ou du nombre de sources et du type d’OEM (en particulier l’augmentation du nombre d’appareils dits « communicants » et d’objets dits « connectés ») a pour conséquence logique d’augmenter le nombre d'individus présentant des symptômes d’intolérance aux OEM.

L’immersion dans ce « brouillard électromagnétique » ambiant moderne, de plus en plus dense (y compris pendant les phases de repos et de sommeil, sensées être réparatrices) provoque des ressentis d’agression quasi-permanents pour notre système nerveux autonome (SNA). Ces perceptions sensorielles inconscientes sont transmises au Système Nerveux Central (SNC). Les symptômes en résultant ne sont pas spécifiques à un impact sur la Santé des OEM. Ce sont en effet des symptômes fréquemment rencontrés dans la population générale, pouvant s'apparenter à ceux d'autres syndromes ou pathologies et l’hypothèse de l’influence des OEM n’est même pas évoquée. L’évolution se fait alors vers la chronicité et suscite une incompréhension de l'entourage professionnel et familial, source d’isolement, aggravé par la non reconnaissance médicale.

Les premiers symptômes d’intolérance aux OEM résultent, au-delà d’une simple alerte, de la tentative d’adaptation de notre organisme. Cette sur-sollicitation de notre système sensoriel entraîne un stress du système neuro-hormonal qui a pour conséquence, à court, moyen ou long terme, l’apparition de désordres physiologiques, psychologiques et physiques (pouvant aboutir à l’épuisement de notre organisme lorsqu’il ne parvient pas ou plus à s’adapter pour résister).

 

Avis d’un expert international

 

Le Professeur Youry Grigoriev, docteur en médecine, président du Comité national russe sur la protection contre les rayonnements non ionisants, membre du Comité "EMF and Health" de l’Organisation mondiale de la santé (l’un des auteurs de cet article l’a rencontré plusieurs fois à Moscou) est un expert sur le rayonnement électromagnétique ionisant (plus de 60 ans d’expérience) et non ionisant (40 ans d’expérience).

Il parle de:

- L’exposition involontaire, chronique, 24h sur 24h, de toute la population aux champs électromagnétiques complexes, modulés, de large spectre, des stations de base de la téléphonie mobile;

- L’augmentation continuelle du niveau des ondes électromagnétiques artificielles

- L’effet biologique, en cours d’étude;

- L’absence d’étude de cette pathologie, y compris pour les effets à long terme;

- L’absence de lien direct entre une dose et sa réponse;

- L’importance de la modulation;

- Des normes actuelles qui ne protègent pas la population et sont basées davantage sur les besoins de l’ingénierie que sur des études biologiques;

- L’absence de mesures décisives, de l’attente.

- En conclusion, il indique que c’est la première fois dans l’histoire de civilisation que des enfants sont dans un groupe à risque à cause de l’impact permanent des ondes électromagnétiques sur leurs cerveaux.

 

Facteur géophysique

 

Il existe encore un facteur naturel qui peut jouer un rôle important sur la santé des êtres vivants, c’est le facteur géophysique. Toute la Terre est couverte par un réseau tellurique représenté par des failles de différentes dimensions. Les plus grandes failles limitent les plaques tectoniques. Dans les failles, il y a des émissions d’ondes électromagnétiques naturelles pulsées. On peut ainsi constater, au niveau des failles, un dégagement de différents gaz (dont le gaz radon), une anomalie magnétique ou une anomalie gravitationnelle. Si une maison se trouve sur une faille, ce facteur s’ajoute à l’impact des ondes électromagnétiques artificielles et a des conséquences sur les habitants de la maison.

L’installation de pylônes avec des antennes relais ou des mâts d’éoliennes, au croisement de failles où circule l’eau, crée de nouvelles nuisances qui se propagent le long des failles et peuvent avoir un impact négatif sur la santé des êtres vivants habitant au dessus des failles. Les animaux réagissent très vite par leur comportement, ainsi l’installation d’un pylône avec des antennes relais à la distance d’un kilomètre d'un élevage, au croisement des failles, peut provoquer un changement du comportement des animaux. Par exemple, des vaches ne veulent pas rentrer dans la salle de traite si celle-ci se trouve sur cette faille. Quelque temps après, on peut constater une augmentation du taux de leucocytes dans le lait, d’autres problèmes de santé chez les animaux, pouvant aller jusqu’à une mort inexplicable. Les cochons dans ces conditions deviennent agressifs, se battent entre eux et peuvent devenir cannibales. Des poules aussi peuvent aussi devenir agressives et cannibales et pondre des oeufs avec une coquille molle ou même sans coquille.

 

Le compteur communicant Linky

 

L’arrivée de cette nouvelle technologie a suscité le réveil d’une partie de population envers les ondes électromagnétiques. Ce compteur est-il dangereux pour la santé ? Si on croit les informations d’Enedis, il n’y que des avantages pour les consommateurs. 

Pour prouver son innocuité, Enedis compare ce compteur à d’autres appareils électriques domestiques, le champ électrique du fer à repasser est de 120 V/m alors que le champ électrique du compteur Linky n’est que de 0,1 V/m, soit 1200 fois moins que pour un fer à repasser. Mais il est impossible de comparer le fer à repasser avec le compteur communicant (la durée d'exposition n'est pas comparable) ! 

Le compteur Linky est alimenté par le réseau 50 Hz, comme d’autre appareils domestiques. Mais il utilise aussi le courant porteur en ligne, le CPL, pour la communication avec le concentrateur qui peut être installé dans un transformateur de quartier.

Le concentrateur transmet les données à l’agence de supervision d’ENEDIS par l’intermédiaire de mini « antennes relais », en utilisant le réseau de téléphonie mobile. ENEDIS dit que le concentrateur ne communique que quelques minutes par jour, mais cela ne correspond pas à la réalité. En effet, pour contrôler le réseau des compteurs Linky, le concentrateur envoie régulièrement (cela peut être toutes les minutes) par CPL des signaux de 63,6 kHz et 74 kHz (protocole G1) qui passent dans les câbles électriques de chaque maison, de chaque appartement et passent dans les chambres à coucher.

Les signaux sont très faibles, mais il peuvent perturber le fonctionnement normal du corps. Pourquoi? Dans chaque maison, dans chaque appartement, il y a déjà un équipement électrique et électronique : la Wifi, les téléphones sans fil DECT, les ordinateurs, les tablettes, les smatphones, les postes de TV, les jeux vidéo sans fil, les ampoules basse consommation fluocompactes. En plus, on peut avoir le facteur géophysique (vivre sur une faille). Aucune norme actuelle ne tient compte de cette multiplicité des signaux électromagnétiques.

L’expérience montre que les premières personnes qui commencent à avoir des problèmes après l’installation du compteur Linky, sont celles dont le seuil de tolérance de l’organisme aux ondes électromagnétiques est dépassé.

Tout cela concerne également les autres compteurs communicants - GAZPAR (pour le gaz), compteurs communicants pour l’eau.

 

Amélioration de l’environnement de l’habitat

 

Comment peut-on améliorer l’environnement électromagnétique d’un lieu d’habitation ?

Dans les cas compliqués il faut s’adresser au professionnels qui peuvent analyser environnement extérieur et intérieur du lieu d’habitation et peuvent proposer des solutions.

Mais avant, on peut faire des gestes simples:

- remplacer les téléphone sans fil DECT par les téléphones filaires

- remplacer le radioréveil par un réveil à pile,

- ne plus utiliser la Wifi mais un câble réseau pour brancher l’ordinateur à Internet,

- abandonner le four à micro-ondes (il utilise la fréquence 2,4 GHz pour réchauffer les aliments qui contiennent l’eau, les produits réchauffés sont dévitalisés morts),

- remplacer les ampoules basse consommation fluocompactes par des ampoules halogènes ou à LED (à lumière douce),

- limiter le temps d’utilisation par les enfants des ordinateurs, des tablettes, des jeux vidéo,

- limiter l'usage du téléphone portable (qui est comme un four à micro-ondes qui serait utilisé « porte ouverte ») avec les émissions d’ondes électromagnétiques de large bande de fréquence.

 

Selon le Professeur Youry Grigoriev, les problèmes de santé suivants sont susceptibles d’être rencontrés, dans un avenir proche, par les enfants qui utilisent des téléphones portables : perturbation de la mémoire, diminution de l’attention, diminution des capacités d’apprentissage et des capacités cognitives, irritabilité, troubles du sommeil, augmentation de la sensibilité au stress, accroissement de prédispositions épileptiques, perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, changement cytologique dans les cellules nerveuses du cerveau, développement de tumeurs du cerveau et du nerf acoustique.

 

Hormones et Ondes ElectroMagnétiques (OEM) adaptation ou résistance ?

De l’organisation de notre système sensoriel à notre système hormonal et de la notion de stress au fonctionnement de la glande pinéale … comment nos hormones (*) sont - elles susceptibles de « réagir » à l’environnement électromagnétique ambiant de la vie moderne ? (*) du grec hormân, exciter.

 

Notion de tolérance

  • si l'intensité de nuisances environnementales dépasse un certain seuil en durée et/ou en intensité et/ou en quantité/concentration => apparition de symptômes subaigus ou aigus, par dépassement du seuil de tolérance de l’organisme
  • l’augmentation de la durée d’exposition et/ou du nombre de sources (et de types) de nuisances a pour conséquence d’augmenter le nombre d'individus présentant des symptômes d’intolérance, voire d’hypersensibilité

 

C’est quoi une Hormone?

  • protéine « biochimiquement active » (activation, régulation, inhibition de récepteurs au niveau de tissus cibles => analogie clé / serrure)
  • synthétisée et stockée au niveau d’une glande ou d’un groupe de cellules nerveuses, avant d’être libérée dans la circulation sanguine puis récupérée ou dégradée dans le foie et éliminée dans les urines

 

Principales hormones

  • Hormones du Bien-être => hormone « de jour » (Sérotonine), hormone « de nuit »(Mélatonine), hormone « de soutien » (Cortisol). NB: en fait notion de système veille/sommeil +++ (cf. ci-dessous)
  • Hormones du « niveau » de vie => hormones de l’adaptation (hormones thyroïdiennes) et hormone de stockage du carburant (Insuline)
  • Hormones sexuelles (perpétuation de l’espèce) => féminines (Oestrogène / féminité-fécondité et Progestérone / procréation) & masculines (Testostérone)

 

Notion d’« orchestre hormonal »

  • la glande pinéale (épiphyse) « dicte » la partition générale et permet la mise en oeuvre des processus de réparation / régénération  pendant le sommeil
  • la glande pituitaire (hypophyse) est le chef d’orchestre des fonctions vitales pendant les phases d’éveil, en lien avec l’hypothalamus
  • la glande thyroïde régule notre « niveau » de vie  en termes de dépenses énergétiques (glande de l’adaptation +++)
  • et les autres « instruments » (surrénales, pancréas, ovaires et testicules)

 

 

Système sensoriel

  • les informations qui proviennent de plusieurs régions du corps (peau, tendons, articulations, viscères, ...) sont transmises au Système Nerveux Central par les neurones sensitifs => au-delà d’un certain seuil, le stimulus est codé en amplitude puis en fréquence
  • l'influx nerveux circule ensuite toujours dans le même sens, jusqu’aux terminaisons nerveuses où se trouvent des petits sacs de composés chimiques (neurotransmetteurs ou neuromédiateurs)
  • La synapse est la zone de contact entre deux neurones ou entre un neurone et une autre cellule (musculaire, glandulaire), qui permet un transfert d’information via la libération des neurotransmetteurs => par ex. stimulation ou inhibition d’une sécrétion hormonale

Notion de Somesthésie

  • ensemble des différentes sensations (pression, vibration, chaleur, douleur…) obtenues à partir des informations fournies par les  récepteurs sensoriels, situés dans les tissus de l’organisme (derme, viscères, muscles, tendons, plexus de la racine des poils, muqueuse de la langue, …).

Notion de Perception

  • la perception est le résultat de l’interprétation individuelle de nos sensations
  • elle est donc subjective, influencée par l’ensemble des éléments constituant notre « histoire » personnelle

Traitement des données

  • les informations perçues par nos organes sensoriels sont transmises au SNC (Système Nerveux Central) pour être analysées par la Moelle Epinière et par le Cortex Cérébral 
  • le SNC déclenche la réponse « la plus adaptée », via l'Amygdale et l’Hippocampe, qui agissent sur l'Hypothalamus et le Tronc Cérébral, afin d'activer le SNA (Système Nerveux Autonome) en lien étroit avec le Système Hormonal. 
  • Moelle épinière => le Système Nerveux Autonome, commande les fonctions corporelles involontaires par des actions antagonistes (simultanées et permanentes) sur les organes et les vaisseaux sanguins (orthosympathique et parasympathique)
  • L’amplitude de la réaction du Cortex Cérébral à un ressenti d’agression est régulée par le Système Limbique (« cerveau émotionnel »), en fonction de références antérieures (« base de donnée » = souvenirs des expériences vécues individuellement ou à l’échelle de l’espèce )

 

Facteurs de « stress »

  • physiologiques (faim, soif, douleur, manque de sommeil, …)
  • psychiques 
  • socio-familiaux
  • environnementaux: physiques (température environnante, ambiance sonore, ambiance lumineuse, ondes électromagnétiques, …) & chimiques

NB: nos attitudes, jugements et modes de pensée influencent notre ressenti par rapport aux évènements => ce sont nos « amplificateurs personnels de stress »

 

Les OEM sources de stress

  • pas de références ancestrales pour le Système Limbique en ce qui concerne les OEM Artificielles … (pas de « mode d’emploi »)
  • les OEM Artificielles peuvent être interprétées comme des facteurs physiques d’agression et entraîner ainsi des réactions provoquant des désordres physiologiques, psychologiques et physiques à court, moyen ou long terme

 

Les 3 phases de la réaction à un stress

1) Mise en alarme: si sensation de danger => préparation à l’action (2 modes d’action ancestraux possibles = le combat ou la fuite) via le système hypothalamo-hypophyso-surrénalien. NB: 3ème possibilité = sidération.

2) Résistance: si persistance de l’exposition au(x) facteur(s) de stress) => stimulation de sécrétions hormonales telles que les endorphines (antalgiques et euphorisantes), le cortisol, la sérotonine, etc.

3) Epuisement: par dépassement des capacités d’adaptation de l’organisme (dysrégulation hormonale, baisse de l’immunité, fragilité psychologique avec exacerbation de symptôme tels que anxiété, phobie, obsession, … => « burn-out »)

 

Système veille/sommeil

  • le fonctionnement de l’organisme pendant 24h dépend fortement de la sécrétion par la glande pinéale de 3 hormones dérivées de la Sérotonine => régulation de la vie psychique et végétative
  • entre 22h et 6h => sécrétion successive par la glande pinéale (épiphyse) des 3 hormones  que sont la Mélatonine puis le 6-méthoxy-harmatan puis la Valentonine
  • entre 6h et 22h => décroissance avec élimination de la Mélatonine et de la Valentonine (*) mais élimination plus lente du 6-MH, qui continue à agir en cours de journée (psycho-stimulant (*) la véritable hormone du sommeil, découverte par le Pr Jean Bernard POURTILLAND
  • Pendant le sommeil, la Mélatonine « piège » les radicaux libres oxygénés (produits par la respiration cellulaire et qui sont agressifs pour les neurones), ce qui protège les tissus nerveux. 
  • La Valentonine et le 6-MH modulent les sécrétions hormonales (hypophyse, thyroïde,  surrénales, pancréas, ovaires et testicules). NB: la Valentonine et le 6-MH ont des propriétés opposées, permettant de  réguler la vigilance, la pression artérielle et le tonus musculaire.

 

En conclusion

Les OEM peuvent être perçues comme une agression par notre système sensoriel et ainsi mettre en alarme notre système hormonal, ce qui peut conduire à l’épuisement de notre organisme lorsqu’il ne parvient pas ou plus à s’adapter pour résister, ce qui dérègle notre système veille/sommeil.

HyperSensibilitéElectromagnétique ... Mythe ou Réalité ?

Les symptômes peuvent paraitre comme étant d’origine psychique. Cependant, de plus en plus de personnes présentent ces mêmes symptômes à proximité de téléphones mobiles et téléphones sans fils,  appareils « écoute-bébé », ordinateurs, imprimantes,  antennes de téléphonie mobile, wifi, bluetooth, courant porteur en lignes (CPL) sur câbles non blindés, ampoules fluocompactes (AFC), objets connectés, …

Les ondes électromagnétiques émises par ces différentes technologies sont invisibles, inodores, inaudibles et impalpables. Cependant, elles peuvent être sources de nuisances avec un impact sur « le vivant », tant sur les végétaux, les animaux que les êtres humains.

Les champs électriques et magnétiques artificiels de notre environnement moderne peuvent devenir des sources de pollution et engendrer des réactions d’intolérance. Les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre et apparaître alors même que les mesures de champs électriques et magnétiques sont « dans les normes » (normes qui varient d’un pays à l’autre, voire d’une métropole à l’autre ... !). 

Nous sommes tous sensibles à l’électricité, donc « électro-sensibles », et nous sommes tous susceptibles de présenter un jour une « EHS » (Electro-Hyper-Sensibilité) ou plus précisément une  « HSEM » (Hyper-Sensibilité-Electro-Magnétique) en fonction du ou des types d’exposition aux Champs ElectroMagnétiques et du dépassement ou non de notre seuil de tolérance physiologique.

Ceci n’est pas reconnu par la médecine conventionnelle officielle, même si l’OMS mentionne depuis 2005 cette notion de « HSEM ».

Pour en savoir plus sur le point de vue de l'OMS et sur celui de l'Académie Nationale de Médecine en France, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous:

=> http://www.expertisesanteenvironnement.com/pages/maladies-et-environnement/electrohypersensibilite-et-sensibilite/hypersensibiliteelectromagnetique.html

EHS et accident du travail

Article du Figaro rédigé par Blandine Le Cain - Publié le 10/10/2018

Le malaise d'un salarié hypersensible aux ondes électromagnétiques a été reconnu comme accident du travail par la justice administrative. Cette décision pourrait ouvrir la voie à plusieurs autres affaires sur le sujet.

Bien que son «diagnostic» ne soit pas pris en compte par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) / NB: en fait l’OMS mentionne depuis 2005 la notion de « HSEM » ou HyperSensibilité Electro-Magnétique /,  un homme a été reconnu victime d'un accident du travail en raison de son hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. Ce salarié d'une entreprise de télécommunications avait été victime d'un malaise en novembre 2013, sur son lieu de travail. S'appuyant sur une expertise médicale, le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass), qui juge les conflits entre les caisses de sécurité sociale et les usagers, a estimé le 27 septembre qu'il est impossible d'exclure «tout lien de causalité entre le malaise et le travail», d'après une retranscription de la décision par l'AFP.

Il n'existe pourtant aucune reconnaissance officielle de l'électrohypersensibilité en France. Les personnes se disant affectées par une telle pathologie souffrent de symptômes variés - maux de tête, saignements, fatigue, problèmes de peau - qu'elles associent à la présence d'ondes électromagnétiques. Ces ondes sont émises par tout un ensemble d'objets ou installations variés: lignes à haute tension, téléphone portable, antenne-relais ou encore radio, pour ne citer que quelques exemples. Ces symptômes ne sont pas niés par le corps médical ; ces personnes peuvent d'ailleurs être prises en charge dans des unités spécialisées. Mais le lien de causalité entre ces effets et les ondes électromagnétiques n'est pas reconnu par l'Académie de médecine, autorité française, ni par l'OMS, autorité mondiale.

» LIRE AUSSI - L'électrosensibilité n'a pas de diagnostic médical

Ce salarié n'avait donc pas été «diagnostiqué» électrohypersensible, puisque cette reconnaissance n'existe pas. Toutefois, à deux reprises, en 2011 et 2012, la médecine du travail avait préconisé que ce salarié soit muté vers «un poste dans un environnement peu exposé aux ondes électromagnétiques», précise au Figaro son avocat, Me François Lafforgue. L'organisme médical tenait alors compte des symptômes de cet homme, également recensés par son médecin traitant.

Un «faisceau d'indices précis et concordants»

Une première expertise rendue dans cette affaire concluait à l'absence de lien entre son travail et son malaise et évoquait des «troubles anxieux» à l'origine de l'épisode. «Il s'agissait d'un rapport particulièrement contestable, qui a été annulé par le tribunal», fait valoir l'avocat du salarié. «Ce rapport concluait qu'il n'y avait pas d'explication possible, donc qu'il s'agissait d'une cause psychiatrique, en l'absence d'autres pathologies organiques.»

Une deuxième expertise réalisée par un autre médecin a établi un lien possible entre «les signes présentés lors de ce malaise» et une «hypersensibilité aux ondes électromagnétiques», toujours selon la transcription du dossier par l'AFP. Il est alors impossible d'exclure complètement «tout lien de causalité entre le malaise et le travail». En d'autres termes, faute de pouvoir nier ce lien, le malaise peut être reconnu comme accident du travail. «Le cadre de l'accident du travail est un peu particulier», nous explique l'avocat, qui précise que le tribunal s'est appuyé sur un «faisceau d'indices précis et concordants», notamment l'absence de causes étrangères et les recommandations de la médecine du travail, qui n'avaient pas été respectées.

Le tribunal a donc condamné la Caisse primaire d'assurance maladie à verser 1600 euros au salarié, ainsi que 2000 euros au titre des frais de justice. L'association Priartem, qui accompagne les démarches juridiques sur ce sujet, a salué «une avancée de plus dans le processus de reconnaissance de l'électrohypersensibilité et plus globalement de l'impact des ondes sur la santé». «Une fois de plus, a justice est en avance sur le politique et le législatif», écrit la présidente de l'association dans un communiqué.

D'autres affaires à venir

En 2014, une précédente décision de justice avait accordé une allocation pour adulte handicapé à un électrohypersensible. Il était cependant questions des symptômes, davantage que de la reconnaissance d'un lien entre les effets des ondes et les symptômes. Par conséquent, pour Me François Lafforgue, cette nouvelle décision «ouvre une brèche pour les personnes électrohypersensibles qui souffriraient dans le cadre de leur travail». Elle permettrait d'espérer «une prise en charge en maladie professionnelle». L'avocat indique être actuellement impliqué dans «une quinzaine» d'affaires liées au sujet, avec des dossiers de différentes natures. Certains visent à obtenir une meilleure prise en charge, quand d'autres revendiquent un aménagement des conditions de travail tenant compte d'une telle affection.

 

Pour retrouver l'article original, cliquer sur le lien ci-dessous

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/10/10/01016-20181010ARTFIG00316-le-malaise-d-un-hypersensible-aux-ondes-reconnu-comme-accident-du-travail.php

Danger majeur de l'exposition aux écrans pour les enfants de 0 à 4 ans

Fin 2016, une enquête sur les jeunes enfants et les écrans menée par l'Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa), fait apparaitre que près d'un enfant de moins de 3 ans sur deux (47 %) utilise des écrans interactifs comme des tablettes ou des smartphones.

Actuellement, plus de quatre Français sur dix sont équipés de tablettes et 65 % possèdent un smartphone.

Alors que Conseil supérieur de l’audiovisuel fait régulièrement campagne sur le thème « pas d’écran avant 3 ans » des médecins de PMI (Service Public de Protection Maternelle et Infantile) alertent sur des comportements « ressemblant à des symptômes autistiques » chez les enfants trop confrontés aux écrans 

=> syndrome de « l’enfant-écran » avec retard de développement, troubles de la relation, du langage et du comportement. Certains enfants de maternelle passent, en dehors de l’école, jusqu’à 6h par jour devant des écrans, y compris la télévision avec les chaines d’information en continu …  mais n’arrivent pas à parler, ni à encastrer trois cubes ou encore à tenir un crayon. Si les symptômes sont récents, ils peuvent disparaitre si les parents parviennent à “déconnecter” leurs enfants. Certains nourrissons sont calmés par des comptines émises par un smartphone, certains jeunes enfants savent  télécharger une vidéo avant de savoir faire une phrase. 

Vidéo sur les conséquences de la surexposition des plus jeunes aux outils numériques et à la télévision: https://www.youtube.com/watch?v=9-eIdSE57Jw

Dans quel environnement électromagnétique êtes-vous plongé(e) au quotidien?

Quand êtes-vous exposé(e) à des champs électromagnétiques de basses fréquences et/ou sources d'hyperfréquences?

=> si vous disposez des appareils ou équipements ci-dessous

  • Téléphone mobile (portable)            
  • Téléphone sans fil (DECT)            
  • Box internet ADSL émettant en WIFI        
  • Ordinateur portable connecté en WIFI        
  • Ordinateur fixe connecté en WIFI        
  • Autre équipement connecté en WIFI (console de jeux, chaîne HIFI, baby phone, etc..). 
  • Four à micro-ondes                
  • Plaques à induction                
  • Radio réveil                    
  • Ampoules basse consommation « fluo-compactes » (préférer les ampoules LED à lumière "chaude" ou les ampoules halogènes)
  • Compteur électrique utilisant la technologie Linky

=> si à proximité de votre domicile, de votre lieu de travail, de l'école de vos enfants, ... il y a

  • des antennes-relais de téléphonie mobile  (pylône, château d’eau, clocher)
  • une ligne électrique Haute Tension         
  • un transformateur électrique (sur poteau ou en armoire)

 

***

Tous ces appareils et équipements sont générateurs de champs électromagnétiques basses fréquences et/ou sources d’hyperfréquences, qui se cumulent, générant alors un « électrosmog » (brouillard électro-magnétique), qui peut perturber les mécanismes physiologiques des organismes vivants, surtout si l'exposition est répétée, voire permanente (perturbations intensifiées si exposition pendant le sommeil).

***

Exemples de symptômes pouvant être dus à une surexposition à des ondes électromagnétiques artificielles 

  • difficultés d'endormissement  et/ou sommeil perturbé (en particulier en milieu de nuit) 
  • fatigue anormale au réveilfatigue chronique, sensation d'épuisement
  • migraines, céphalées
  • troubles de la mémoiredifficultés de concentrationdifficultés d'apprentissage
  • tristesse persistante inexpliquée
  • irritabilité
  • sensations de vertiges, troubles de l’équilibreacouphènes (bourdonnements d’oreilles)
  • troubles de la vision
  • réactions cutanées (rougeurs, démangeaisons, sensation de brûlure)
  • troubles cardiaques (rythme cardiaque irrégulier, palpitations)
  • infections ORL à répétition (rhumes, angines, etc..)
  • inflammations diverses
  • énurésie (incontinence urinaire nocturne) chez des enfants n’ayant pas de problème en journée
  • fausses-couche
  • ElectroHyperSensibilité (pour en savoir plus => http://www.expertisesanteenvironnement.com/pages/maladies-et-environnement/electrohypersensibilite-et-sensibilite/et Sensibilité Chimique multiple (pour en savoir plus => http://www.expertisesanteenvironnement.com/pages/maladies-et-environnement/sensibilite-chimique-multiple-mcs/)

***

Il existe des solutions pour limiter, corriger et/ou supprimer les nuisances, selon leurs origines.

Vous pouvez pour cela contacter une personne intervenant en domobiologie (par ex. dans le Finistère http://avel-dour.fr & Mieux être dans sa maison grâce à la domobiologie) ou consultant en environnement électromagnétique (par ex. http://ondes-conseil.fr) ou experte en Géobiologie et pollutions électromagnétiques (par ex. http://www.geobiologiescientifique.fr)

***

Pour avoir des informations concernant des dispositifs de correction des champs de torsion, pour les téléphones, la wifi, ... vous pouvez adresser un mail au Dr Pascale MINIOU docteur.pascale.miniou@orange.fr

Technologie Linky

Les compteurs Linky communiquent selon deux techniques "complémentaires et combinées" de transmission de données:

- à partir du concentrateur (situé à l'extérieur de l'habitation) par émission-réception directe de signaux en micro-ondes pulsées, comme une antenne-relais de téléphonie cellulaire (La réception et le décodage du signal CPL se font par connexion avec un concentrateur extérieur qui communique les données vers un centre de gestion par émission d’hyperfréquences GSM (900 MHz), qui viennent s’ajouter au brouillard électromagnétique existant)

- à l'intérieur de l'habitation par utilisation de la technologie CPL (courant porteur en ligne), le signal étant transmis par le réseau électrique. Le principe des CPL consiste à superposer au courant électrique distribué en 50Hz (réseau électrique public et domestique) un signal à plus haute fréquence (dans la gamme des radiofréquences 9 à 150 KHz) qui « récupère » les données de consommation via le compteur.

Ainsi, les compteur Linky émettent des salves qui ne durent « que » quelques millisecondes … MAIS qui se répètent en moyenne 10.000 fois par jour. Ainsi les personnes situées à proximité sont soumises à des niveaux d’irradiation supérieurs au seuil d’apparition de dommages biologiques (ce seuil est de 0.1μW/cm2).

La technologie CPL utilisée à l'intérieur des habitations et entre le concentrateur et l'habitation peut sembler moins problématique a priori puisque le compteur communique les données de consommation par la ligne électrique, donc sans émettre de micro-ondes pulsées. MAIS en pratique, le problème est que le signal à haute fréquence (9 à 150 KHz) se propage sur un réseau électrique qui n’a pas été conçu pour le transport de hautes fréquences et qui est donc inadapté (sauf s’il a été blindé, ce qui est exceptionnellement le cas). Donc, la plus grande part de l’énergie injectée par le modem CPL ne peut se dissiper que par « rayonnement » (jusqu’à 2m50 autour des câbles électriques et des appareils connectés au réseau électrique).

La valeur très faible du niveau d’exposition de 0,0003 volt/mètre indiquée par ERDF ne correspond pas au rayonnement provoqué par le CPL dans les habitations mais uniquement au rayonnement provoqué par les composants internes du compteur, au sein de l’appareil lui-même.

Les informations transmises par ERDF (devenu ENEDIS) masquent une partie de la réalité.

Pour en savoir plus sur la technologie Linky

=> http://www.expertisesanteenvironnement.com/pages/les-differentes-sources-de-nuisances/nuisances-electromagnetiques-d-origine-technologique/d-origine-technologique/technologie-linky.html

Effets sur la Santé des Ondes Electromagnétiques

Résumé d'une conférence du Dr Pascale MINIOU, cliquer sur le lien => Effets sur la Santé des Ondes Electromagnétiques

 

Lien vers un document, rédigé par le Dr Pascale Choucroun (Centre de Pathologies Environnementales et Professionnelles au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Brest) => Document CHRU Brest sur la Pollution Eléctromagnétique

 

 

Directive Européenne / Sécurité et Santé des travailleurs

DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL modifiant la directive 2004/40/CE concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à l’exposition des travailleurs aux risques dus aux agents physiques (champs électromagnétiques) (dix-huitième directive particulière au sens de l’article 16, paragraphe 1, de la directive 89/391/CEE) 

 

Les effets néfastes des  nuisances électromagnétiques sont reconnues par la Commission Européenne, qui est à l'origine d'une directive limitant l’exposition des employés.

Cette directive concerne les risques qu’entraînent, pour la santé et la sécurité des travailleurs, les effets reconnus nocifs à court terme sur le corps humain (circulation de courants induits et absorption d’énergie).

Ainsi, l’employeur a l’obligation de déterminer l’exposition aux ondes électromagnétiques, d’évaluer les risques (article 4 de la directive) puis d'établir et de mettre en œuvre, des mesures techniques et/ou organisationnelles visant à protéger l’employé (article 5 de la directive )

Pour en savoir plus => directive européenne

Champs électromagnétiques et santé : la vérité et les études en 2015. Comment se protéger, comment prévenir ?

" Cet article est destiné à toutes celles et tous ceux désireux d’investiguer dans un domaine complexe est à la fois passionnant qui est celui des effets liés aux ondes électro magnétiques. Le but étant d’apporter le maximum de solutions à la fois simples et efficaces, j’ai pu répertorier après une quinzaine d’années de recherches dans ce domaine tout ce qui peut aider les « victimes des ondes » à s’en sortir et dans tous les cas à améliorer leur qualité de vie. Pour tous les autres, médecins, chercheurs, professionnels de santé et grand public, cet article est une synthèse d’une longue mais passionnante recherche dans ce domaine. Tout ce qui est connu de moi à ce jour y a été recensé et explicité."

Ci-dessous un lien vers le document de Christian Bordes au format pdf

 http://www.alti-sante.com/wp-content/uploads/2014/08/Christian_Bordes_APPROCHE_SANITAIRE_LIVRE.pdf

Christian BORDES a participé au chapitre « Apprivoiser les ondes ». Il est ostéopathe et kinésithérapeute, directeur de l’IUMAB (International Union of Medical and Applied Bioelectrography), ex-chargé de cours à l’université Paul Sabatier de Toulouse, chercheur indépendant sur les compatibilités électromagnétiques (CEM - Formation CRIIREM), porte-parole scientifique des associations de victimes des ondes, conférencier et formateur.

 

 

Conclusion d'une thèse de Doctorat en Pharmacie (2013)

LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES : INNOCUITE OU REEL DANGER POUR LA SANTE ? 

Présentée et soutenue publiquement Le 21 juin 2013

pour obtenir le Diplôme d'Etat de Docteur en Pharmacie par Nicolas KUBAN

né le 29 mars 1984 à Thionville (57) 

 

En France et même dans le monde, les ondes électromagnétiques sont au cœur d’un certain nombre de conversations et c’est surtout leur possible danger pour la santé qui fait de ces ondes un sujet plus que d’actualité.

A notre époque, pour des raisons de logistique évidente, on ne peut pas se permettre de supprimer la téléphonie mobile ou d’autres appareils électroniques fonctionnant par l’intermédiaire des radiofréquences. On est donc condamné à ce que les ondes électromagnétiques soient présentes dans la vie de tous les jours et dans le futur.

Mais c’est en particulier les téléphones mobiles qui ont suscité une énorme inquiétude de la part des citoyens, amenant ce problème à être pris au sérieux. De ce fait, de nombreuses études ont vu le jour mais suite aux résultats, il existe un véritable débat sur la possible nocivité des champs électromagnétiques. On assiste à un face à face opposant deux camps.

D’un côté, on a des réponses rassurantes et sécurisantes qui redonnent confiance aux citoyens. Il s’agit des conclusions apportées par la majorité des études traitant le sujet et par les agences nationales et internationales. En effet, la plupart des travaux provenant des études Interphone et des études de Hardell démontrent que les radiofréquences ne sont pas synonymes de danger. De son côté, l’OMS affirme, compte tenu des connaissances actuelles, qu’il n’existe pas de rapport de cause à effet entre les ondes électromagnétiques utilisées dans la téléphonie mobile et un risque pour la santé. Le rapport de l’Afsset reprend les mêmes conclusions. De plus, le 2 février 2009, le SCENIHR a retenu un avis conforme aux analyses de l’OMS et de l’Afsset en garantissant, le tout en s’appuyant sur les résultats de l’ensemble des études épidémiologiques, qu’une «augmentation du risque de cancer due à l’exposition aux radiofréquences est improbable chez l’homme. ».

De l’autre côté, des groupes de chercheurs internationaux ont publié des rapports fournissant des conclusions préoccupantes quant aux effets délétères des champs électromagnétiques sur la santé des citoyens. Ces effets néfastes ont été retrouvés dans un certain nombre, même petit, de travaux provenant des études Interphone et de Hardell.

Néanmoins, à l’heure actuelle, on constate que la majorité des spécialistes admettent que les ondes électromagnétiques n’ont pas d’impact sur la santé des usagers, faisant fortement pencher la balance vers une absence de nocivité des radiofréquences. Mais ces spécialistes écartent un danger à court terme. Donc compte tenu du manque de recul et de travaux concernant des utilisations de téléphones mobiles sur une très longue période (supérieures au temps d’incubation des principales tumeurs cérébrales), ainsi que de certains points d’interrogations encore présents, l’application du principe de précaution me semble indispensable.

 

De ce fait, sans pour autant proscrire les ondes électromagnétiques, il faut s’en méfier. Il existe des gestes simples pour minimiser notre exposition et ainsi nous protéger : utiliser le mobile le moins fréquemment possible et ceci durant une courte période, appeler sans se déplacer et dans des lieux dotés d’un bon réseau, ne pas mettre le téléphone portable sur la table de chevet pendant la nuit, utiliser un kit mains libres, privilégier l’envoi de sms, attendre de mettre à son oreille le mobile tant que le correspondant n’a pas décroché,...

En adoptant ces recommandations, la santé des usagers s’en trouvera préservée. D’autant plus que les études relatives aux divers systèmes de l’organisme sont fondamentalement rassurantes et ne soulignent aucun effet néfaste cohérent. Cependant, concernant les enfants et les adolescents, j’ai constaté un certain nombre d’études révélant un effet négatif des ondes électromagnétiques sur le développement, donc une attention particulière chez ces personnes est primordiale, en attendant avec impatience les résultats de l’étude MOBI-KIDS.

De plus, les études concernant la reproduction ne permettent pas d’écarter avec certitude un éventuel risque sur ce système, un geste simple tel que d’éviter de mettre le portable dans la poche du pantalon permettrait de diminuer fortement la possibilité que ce système soit atteint.

Compte tenu du doute qui persiste quant à la possible nocivité des téléphones portables, les industriels profitent de la situation et commencent à mettre en place des moyens de protection censés diminuer la menace des radiofréquences sur la santé des français, mais l’efficacité n’est pas clairement établie. Seul le futur nous permettra de savoir si ces produits ont réellement la capacité de nous protéger, ou si la téléphonie mobile va faire un bond en avant en matière de sécurité en réduisant son émission d’ondes électromagnétiques.

Je préconise donc une application totale du principe de précaution en respectant les diverses recommandations limitant notre exposition, surtout chez les enfants et les adolescents, plutôt que de faire confiance aux nouveaux produits mis sur le marché par les industriels. 

Cliquez ci-après Pour lire la thèse dans son intégralité